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L’amour: un concept étonnant

Publié le 11 janvier 2009 par jim

L’amour, c’est un peu comme jouer aux blocs LEGO, la démarche est souvent plus importante que l’accomplissement.

Voici, une tentative d’explication des applications de l’amour dans sa vrai forme conceptuelle par rapport au mythe de l’amour absolu d’après mes réflexions et de longues nuits d’études et d’angoisse où j’ai cherché des réponses qui valaient mieux que celles enseignées par ma culture sociale. Ce texte est donc une analyse rationnel du concept d’amour et de notre relation avec lui.

Ma théorie pour expliquer l’amour ressenti repose sur un point qui, à ma connaissance, n’a jamais été développé par aucun philosophe: l’amour expliquée par la relation entre l’intériorisation et la lucidité.

Précision sur les termes employés

J’entends par « amour fondamental » ou « amour absolu », dans ce texte, cette impression presque hiérarchique voir de rapports « supériorité / infériorité » qui porte à croire que « l’amour » exerce un pouvoir ou une influence directe et « quasi divine » sur nos vies; qu’elle est une réalité fonctionnelle ou systématique qui nous décent au rang de « simple utilisateur soumis » à un amour occupant une réelle position (spirituelle ou non) dans notre vie ou qui exerce une force ayant un impact sur notre « destinée ». Plus simplement: L’amour absolu que l’on interpelle directement (« ah, l’amour! », « C’est l’amour qui est responsable », « L’amour ») ou toute idée selon laquelle l’amour n’est pas un geste ou une action posée (« faire quelque chose par amour », « être en amour ») ou encore toute idée de considérer l’amour comme une chose existante en elle même ou comme un palier spirituel supérieur à atteindre ou un amour infini (éternel) inatteignable. Finalement, tout ce qui tend à ne pas vouloir être une conception humaine (inventée par l’homme). Dans ce texte, le mot « Intériorisation » a un sens introspectif de réflexion et d’analyse consciente ou inconsciente. On parles d’un réflexe de l’esprit qui dans une situation de grand mouvement psychologique tente de « classifier » ou d’organiser les idées et de les filtrer. L’intériorisation arrive malgré soi sans être désiré et de manière incontrôlée. C’est principalement dans cette période d’activité intense que se génère ce que j’appellerai le « détachement » qui donne potentiellement une « impression de lucidité »

L’amour fondamental / absolu

Contrairement à ce qui semble faire source de vérité de la part du cinéma, de la littérature et de la culture sociale, il n’y a aucune « preuve » justifiant l’existence d’un amour absolu.

En fait, « l’amour » (fondamental / absolu) n’est rien d’autre qu’un concept, comme la « liberté » ou « l’infini », qui donc n’est pas une fin en soi. Prétendre que « l’amour existe » n’est donc qu’à moitié vrai.

Je pense que, tout comme pour les concepts religieux, la confusion est semée dans cette sphère.

L’amour religieux

« Je crains que nous ne puissions nous débarrasser de Dieu, parce que nous croyons encore à la grammaire. » Nietzsche

« Pour l’amour de Dieu » est une expression banalisée qui aide malgré elle à ralentir l’évolution sociale en propulsant subtilement l’idée de l’existence « évidente » d’un Dieu dans l’inconscience commune du peuple.

Chose étonnante: ce n’est pas le mot Dieu qui porte le « sens » de cette phrase mais bien le mot « amour » qui, à l’aide de « pour » souligne une sorte de demande de pitié comme par exemple « je t’en supplie! »

Si la phrase avait été « pour la haine de Dieu » (plus sensée à mon avis) on ne serait probablement pas au pris avec se problème.

Je ne m’étendrai pas trop sur l’utilisation de « l’amour » en religion puisque comme cette dernière, c’est une incroyable perte de temps. notons seulement quelques exemples d’utilisation religieuse d’un « amour » absolu:

  • L’amour universel de Dieu
  • Donner son amour à Dieu
  • L’amour de Jésus pour ses semblables
  • Croire en l’amour de Dieu pour assurer son salut
  • Sacrifices pour remercier l’amour de Dieu
  • etc.

La « magie » de l’amour

Je peux difficilement, l’ayant vécu, contester ce ressenti magique qu’on peut avoir au contact d’une personne que l’on aime. Il y a cependant une explication à ce ressenti qui n’a rien de miraculeux.

Cette sensation d’abords de légèreté, puis de liberté, trop beau pour être vrai qui soudainement nous arrache à notre routine, nous faisant réévaluer notre vie et ses priorités. Cette impression, en présence de l’être cher, que le temps n’existe plus, que la neige est plus blanche et les sapins plus vert, que l’air est plus pur.

En acceptant l’évidence que l’amour n’a rien de miraculeux ou de divin, d’où peut donc venir cette illusion « magique »? La réponse est sans doute sur le terrain de l’intériorisation et de la lucidité.

L’amour -> L’intériorisation

J’en arrive à cette conclusion: tout est une question d’intériorisation!

Quand je regarde une peinture et que je la trouve belle, je peux tomber amoureux d’elle et ça n’a rien avoir avec le fait d’entrer en contact avec un absolu. Cette sensation est individuelle, tout comme sa situation. En voyant cette peinture je m’intériorise: je pense, je découvre, je fais des liens, je découvre la nostalgie d’une époque, d’une rencontre, d’une émotion (à mon avis, ce que tout le monde recherche vraiment), etc.

C’est sensiblement la même chose qui se passe lorsqu’on tombe en amour avec un être humain. Pourtant, l’amour ne se ressent pas également pour tous. Plus l’intériorisation est grande et plus le ressenti tend à être intense.

Intériorisation -> détachement de la réalité

Plus l’intériorisation est grande et plus on tend à se « détacher » de notre réalité quotidienne. Nos repères de grandeur sont altérés et à l’extérieur de notre intériorisation nous nageons dans un océan d’incompréhension. C’est cette distance même qui nous fait zigzaguer entre notre perception de la réalité et notre intériorisation en amour qui nous procure cet amas de sensations incompréhensibles (tel un mélange de peur et d’euphorie) et ces remises en question.

Une allégorie intéressante pour exprimer ce phénomène serait la suivante:

Je vais me baigner au lac. L’eau est chaude et le vent souffle doucement. Lorsque je sort de l’eau le vent profite de l’humidité de mon corps pour « faire évaporer ma chaleur ». J’entre à nouveau dans l’eau et je ressent une agréable sensation de chaleur. Plus je reste longtemps hors de l’eau et plus la sensation de chaleur est intense au moment de retourner dans l’eau!

On pourrait donc dire que plus le détachement est en quelque sorte proportionnel à l’aveuglement

Amour et lucidité

Je regardais tranquillement les nuages et, l’espace d’un instant, j’ai cru comprendre le ciel.

La lucidité est sans doute le sujet philosophique qui m’intéresse le plus et j’y ai consacré beaucoup de temps depuis les 3 dernières années. J’ai d’ailleurs développé beaucoup l’idée de la « lucidité existentielle » notamment dans l’un de mes premiers articles sur Triforce, « lucidité de l’existence« , où je traitais de ces rares moments dans notre vie où l’on ressent une brève et intense impression de lucidité.

Ces moments où tout est soudainement plus clair, comme si on avais compris notre vie du début à la fin sans failles ni incertitudes ou comme si on pouvait enfin tout voir d’un autre angle plus exact. J’avais défini cette impression de lucidité comme étant, en fait, un moment de « non-lucidité » Ce ressenti est en fait, tout comme pour un ivrogne en début de soirée, un moment ou les choses semblent allégées, différentes, plus belles et plus simples que la réalité.

C’est un peu comme une prise de distance dans mon intériorisation qui génère cette légèreté. Ça ressemble à une forme d’ivresse semi-consciente qui allège le poids de mon existence, « Je suis saoul d’amour ».

En amour, nous « flottons » sur cette impression de lucidité. Notre vie est plus ou moins décentrée de ses objectifs normaux pour se diriger vers la source de ce bonheur magique qui nous procure cette sensation.

Cette déformation pourrait être objectivement perçue, de l’extérieur, comme un aveuglement, « l’amour rend aveugle« .

L’amour éphémère

« Le temps passe et mon reflet sur le sol change au yeux de ma perception »

Un jour j’aime quelqu’un, un jour je ne l’aimerai peut-être plus. Cette impression éphémère et impalpable est probablement due au fait même de son incompréhension: L’inversion évidente de la cause et de l’effet en ce qui concerne l’amour!

Les émotions que certains absolutistes considèrent comme étant « l’amour » sont en fait la conséquence symptomatique de notre « intériorisation » en amour. Tout comme pour l’œuvre d’art, je ressent quelque chose face à l’autre. Cette intériorisation et sa prise de distance correspondante deviennent source d’émotions fortes.

La meilleure façon d’évaluer son amour est étrangement de mesurer son chagrin lors de la rupture. Comme l’amour n’est ni absolu ni éternel, tout s’arrête un jour, par la vie ou par la mort.

l’amour Fragile

Cette fragilité qu’à l’amour lui viens incontestablement du fait qu’il faille abandonner une partie de notre objectivité au profit de certaines « fausses certitudes ».

par la confiance, l’acceptation et la croyance en l’amour on augmente considérablement l’intensité de la « magie » ressentie. Comme pour toute religion, la foi semble être « le chemin le plus léger qui mène vers le bonheur ». Faut-il se surprendre que si quelque chose d’irrationnel est accepté en tant que vérité servant de base à une relation, la stabilité de sa structure en mange un coup lorsque soudainement la réalité transpercera le mince voile de l’ignorance?

Amour et relation

Le couple est l’exemple typique de la manifestation de l’amour entre deux personnes. Malheureusement un concept comme l’amour, aussi puissant soit-il, ne peut pas très longtemps nous dispenser d’une bonne communication interpersonnelle. « vivre d’amour et d’eau fraiche et ne parler qu’avec le cœur » n’a aucun sens et comme se fermer les yeux sur l’autoroute, ça ne mène pas très loin.

Au contraire, un couple devrait d’abord créer une structure commune, « sécuritaire », pour accueillir cet amour.

Les matériaux solides pour une relation stable et durable seraient avant tout un mélange de communication, de complicité, d’intérêts et de valeurs communes, d’ententes de principes, d’activités communes et de compatibilité individuelle et socioculturelle et finalement: la compatibilité sexuelle.

Amour: l’échec

« Du moment qu’on amorce la construction d’une tour, elle peut potentiellement s’écrouler »

L’échec en amour s’explique souvent par la prise de conscience, de la part d’un des individus concernés, d’une déformation de la réalité par le biais de l’acceptation précédente d’éléments irrationnels ou incompatibles; parfois le couple réalise une prise de décision trop rapide ou irréfléchie, le plus souvent le « degré d’amour » est disproportionné entre les membres du couple, entrainant une difficulté de communication évidente due à un rapport « donner-recevoir » disproportionné.

En règle général l’un des membres du couple souffre plus que l’autre et habituellement plus le couple a été uni longtemps ou plus la relation à été intense et plus la douleur semble être grande. On parles de « peine d’amour »

Peine d’amour

« Je voudrais condamner l’amour pour soulager mes peines, même ce qui n’existe pas peut faire très mal »

Quand on parles de peine d’amour on parles avant tout d’un type de deuil ou d’une période de « récupération ». Cette période est plutôt mouvementée et progresse en passant par différents cycles ou phases souvent contradictoires. Les émotions et les impressions ressenties peuvent être notamment:

  • Sentiment d’abandon,
  • Perte de confiance en soi,
  • Perte de repères
  • Sentiment de trahison
  • Besoin de solitude
  • Peur de s’embarquer
  • Angoisse existentielle

Pour certains le chagrin sera tel que les conditions de vie peuvent être complètement modifiées par la consommation de drogues ou d’alcool excessive. Certains développeront une grande agressivité ou un désir de vengeance. Pour d’autres ce sera l’arrêt complet du fonctionnement: fatigue, épuisement, dépression et même suicide.

Amour obsessionnel

On ne prend pas l’air où il n’y en a pas; où est le plaisir de ne pas respirer?

Paradoxalement, il arrive souvent que les gens qui souffrent d’amour obsessionnel ont vécu de grandes peines d’amours. Ça doit expliquer cette peur de perdre omniprésente. Quand je parles d’amour obsessionnel ou obcessif je veux parler non pas de passion mais de cette peur constante qui anime l’obcessif. Ce besoin d’être rassuré de chaque mouvement et cette jalousie possessive ne laissant aucune liberté au conjoint ou à la conjointe. Cette dépendance deviens rapidement insupportable puisqu’aucune confiance n’est possible vu le fonctionnement chaotique de la relation. Il est assez rare que ce genre de relation dure.

Le premier amour

La perspective nous protège du piège crédible de l’illusion

Quoi de plus nostalgique que ce premier amour qui reviens dans nos rêves au fil de notre vie, comparant et comprenant ce qui ne fut pas compris jadis? Traumatisme pour certain, beau souvenir pour d’autres, chacun le vie différemment mais pour la plupart, c’est un moment inoubliable.

Selon moi, ce qui le rend inoubliable c’est son incompréhension à l’origine: un mélange improvisé d’émotions fortes (peur, joie, etc.), d’imagination, de confrontation entre les « connaissances théoriques » et l’expérience pratique, avec une accumulation d’information confuse et contradictoire que peuvent être les « premières fois ». Soulignons l’incroyable volonté et le stress de performance (surtout pour les hommes) qui encadre le tout. Dans notre société post-moderne où le cinéma nous balance des images et des scènes et clichés de perfections artificielles nous voulons tous que notre première fois soit mémorable et impeccable.

Coup de foudre

faire un mauvais rêve et se réveiller dans un bain confortable

Si, mis à part certains penseurs allemands, tout le monde à son premier amour, peu de gens vivront le « coup de foudre » qui pourtant peut se répéter. Cette sensation d’être dépassé par un « amour intense » de façon inattendue est agréable et tend à devenir source de grande nostalgie pour ceux qui y ont gouté.

Comment l’expliquer ?

Pour les symptômes on parles évidemment de sécrétion d’hormones, et d’augmentation du rythme cardiaque. la confusion et le « bon » stress déjà présents s’amplifient donc à la vue de ces symptômes qui dans un cycle sans fin ne nous quittent pas.

Si il y avait un mot pour définir le coup de foudre ça serait la « Surprise« . Un coup de foudre à la particularité d’apparaitre sous nos yeux de manière subite. bien que le processus d’attirance et de compatibilité biologique (chimique, olfactif) n’a jamais cessé de fonctionné, on prend conscience de notre intérêt réel pour la personne sans le voir venir.

Le déclencheur: rien n’est sur dans cette sphère mais je crois que notre amie la lucidité a son rôle à jouer dans le déclenchement de ces sensations.

Mon hypothèse est qu’initialement l’intérêt pour la personne n’atteint pas la conscience puisque cette dernière est dans une phase de lucidité « non-réceptive » face à elle. Que petit à petit les « preuves » s’accumulent nous faisant, tôt ou tard, nous extirper soudainement de ce « rêve non-lucide » ou de cet « aveuglement » pour nous faire replonger dans un autre rêve, cette fois plus beau, en comparaison avec le précédent qui lui, conscient, suivra la route bousculée des sensations fortes.

ici, évidement, je parles par expérience personnelle et auto-analyse. Ma réflexion sur le sujet fait peut-être beaucoup de sens mais n’est pas parfaitement terminée.

Sexualité et amour

Je demeure convaincu que, bien qu’elle soit importante, la sexualité est, contrairement à l’attirance, secondaire dans ce domaine. Bien des relations sont restés à l’état superficiel à cause d’une mauvaise évaluation du désir. Il est intéressant de constater qu’au Japon, par exemple, les « mœurs sexuels » font en sorte de « détacher » la sexualité de l’amour, laissant plus de place aux deux. La sexualité comme base d’une relation, demeure à mon avis une grande erreur qui, tôt ou tard, fini par coûter cher.

Conclusion

Pourquoi simplifier ce qui a mis des siècles à se complexifier ?

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L’âme: remise en question de la croyance

Publié le 24 décembre 2008 par jim

Un peu comme je l’écrivais dans « L’âme: pourquoi les gens veulent-il l’éternité ?« ,

Je ne vois ni la raison ni l’intérêt de l’éternité, ni que l’humain possède une âme.

J’ai pris la décision d’aller plus loin dans cette réflexion et j’ai choisis de publier ici ce texte utilisé en réponse sur un forum de discussion car je crois que beaucoup de membre de Triforce auraient de l’intérêt à participer à ce sujet. Je suis ouvert aux confrontations si vous en ressentez le besoin.

Origine:

Selon moi, dans l’absence de réponse, l’humain a choisis d’en inventer une avec le temps, comme dans toute croyance « fictive ». La chose a évolué à en devenir un problème général dans la société, occasionnant une réelle perturbation/déstabilisation.

Poussons plus loin:

Peut-être suis-je le seul à le penser mais je trouve parfois ridicule cet « agnosticisme fonctionnel » qui semble ne servir qu’à ouvrir la porte à l’impossible sous prétexte qu’on ne peut pas prouver son inexistence.

Je dis: ne perdons pas notre temps et basons notre réalité sur des bases réfléchies et concrètes, bien que parfois incomplètes, plutôt que sur un potentiel d’existence proportionnel au désir du plus grand nombre « d’ignorants ».

Est-ce une tendance qui fait que ce qui a été accepté autrefois ne doit pas repasser au peigne fin d’une constante remise en question rigoureuse au mieux de notre compréhension?

Concrètement:

Comment est-ce possible que près de 50% des « Américains » croient à la théorie du créationnisme (pour moi aussi impensable et ridicule qu’un film de série B du type « Dead Evil ») bien que son entièreté soit irrationnelle et aille à l’encontre des principes biologiques fondamentaux ?

Comment, dans ces circonstances peut-on être sensibilités ou réagir correctement aux problèmes environnementaux ou sociaux ?
Cette éternité potentielle nous permet-elle de diminuer notre responsabilité terrestre (puisque de toute façon, après…) ?

Est-ce que je devrais me sentir à l’aise si le jugement de ceux qui me gouvernent est altéré par cette croyance ? leur décisions seront-elles justes et objective selon nos connaissances de la vie?

Extrapolation:

Est-ce qu’il y a un pouvoir suprême qui fasse qu’on reste prisonnier d’un conservatisme pour lequel tout, y compris l’économie (voir « in god we trust »), soit teintée de foi et de taché de contradictions subjectives dont la signification profonde n’est qu’un reflet de la volonté de l’auteur d’une interprétation individuelle ?

Conclusion:

Je ne demande qu’à comprendre l’incrustation d’un élément aussi irréaliste et démesuré à l’intérieur du mode de vie qui gouverne la plus grande partie du monde. Peut-être que l’âme existe, mais tant qu’on ne pourra pas le vérifier, il me parait simplement déraisonnable qu’on se base là dessus.

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L’âme: Pourquoi les gens veulent-ils l’éternité ?

Publié le 13 décembre 2008 par jim

Pour moi, la chose est simple, je ne vois ni la raison ni l’intérêt pour que l’humain soit pourvue d’une « âme ».

Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui nous ne sommes pas capable de comprendre comment peut exister la conscience à travers des réseaux de neurones qu’il faut imaginer une dualité merveilleuse comprenant pleins de choses sans fondement rationnel tel que la réincarnation et l’éternité de l’esprit.

Il faut s’attendre que de comprendre ce qu’est « ce qui veut comprendre » est aussi difficile pour nous que d’avoir une idée de notre visage si on n’a jamais vu notre reflet dans une glace. Comme on dit par chez moi, « quand on a le nez collé sur l’arbre, on ne voit pas la forêt et encore moins les feuilles »

À mon avis, il est important d’accepter que certaines choses demanderont du temps à être comprises ou même ne le seront jamais…

Pour moi, l’âme n’existe pas jusqu’à nouvel ordre. Il y a de bien plus belles choses à découvrir dans la « réalité » qui ne nécessite pas l’assurance d’une vie éternelle ni d’une évolution spatiale. Pour moi, Croire, en philosophie ou dans la vie, doit céder sa place à savoir et comprendre qui sont plus utiles et qui nous dispensent de la déculpabilisation de s’être trompé toute notre vie par simplicité de réflexion.

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La sphère

Publié le 02 avril 2008 par gabriel

Avez-vous parfois l’impression que de vivre une expérience intense bien que celle-ci ne soit nullement en lien avec une compétence donnée ( par exemple le dessin, les arts martiaux, les échecs… ) vous aide dans votre cheminement?

Par exemple, que marcher en montagne avec des amis lors d’une superbe journée d’été pourrait vous aider dans votre cheminement martial?

Ou prendre un bière avec un ancien copain que l’on n’avait pas vu depuis longtemps , vous échangez sur plein de sujet passionnant et ensuite quand tu reviens chez toi, d’avoir l’impression que ton style au échecs n’est plus exactement le même?

Ressentez-vous parfois des impressions de la sorte?

Gabriel

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Relation entre la religion et le systeme social

Publié le 22 janvier 2008 par jim

Petite réflexion…


Note à moi-même: trouver une relation entre la religion et le système social.
pistes:
1- Grecs: Polythéisme — (socialisme et démocratie)
2- Occidentaux: monothéisme — (Individualisme et despotisme etc.)

Tout bien réfléchis, si ça devait être vrai, je commence à me demander si je ne vais pas prier Mars ou Jupiter, pourquoi pas Athena ou Zeus? pendant la prochaine « prière pour la paix »

Équation hypothétique possible: Religion + Hommes = ignorance² + pouvoir² (R+H=I²+P²)

But: satisfaction personnelle de Jim

Croire c’est refuser de comprendre,

Comprendre c’est un pas sur le chemin de la sagesse.

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Salut les ti papoutes

Publié le 05 octobre 2007 par gabriel

Je lisais cela hier ça m’a rappelé le élan de Jimsterisme. :)

Silk Here: This is going to boil some blood & so it should! Overall it was the Bible that came in for most of Silks unrelenting scourge: Ministers, Priests & preachers wonder how I can be wicked enough to attack the Bible. I will tell them. This book, the Bible has persecuted even unto death, the wisest and the best. This book stayed and stopped the onward movement of the human race. This book poisoned the fountains of learning and misdirected the energies of man. This book is the enemy of freedom, the support of slavery. This book sowed the seeds of hatred in the families and nations, fed the flames of war, and impoverished the world. This book not at all unlike the Koran is the breastwork of kings, and tyrants, the enslaver of women and children.This book has corrupted parliaments and courts. This book has made colleges and universities the teachers of error and the haters of science. This book has filled Christendom with hateful, cruel, ignorant and warring sects. This
book taught men to kill their fellows for religions sake. This book founded the Inquisition, invented the instruments of torture, built the dungeons in which the good and loving languished, forged the chains that rusted in their flesh, erected the scaffolds whereon they died. This book lit fires about the feet of the just. This book drove reason from the minds of millions and filled the asylums with the insane. This book was the auction block on which the slave-mother stood when she was sold from her child. This book filled the sails of the slave trader and made merchandise of human flesh. This book breathed life into the fires that burned “witches” and wizards.”This book filled the darkness with ghouls and ghosts, and the bodies of men and women with devils. This book polluted the souls of men with the infamous dogma of eternal pain. This book made credulity, “belief”, gullibility & blindly following as in “faith” the greatest of virtues, & investigation, inquiry & “cross
examination” the greatest of crime & sin! This book filled nations with hermits, monks and nuns & enslaved them with the dangled carrots of the “pious”, the heavenly, the godly! This book placed the ignorant and unclean saint above the philosopher and philanthropist. This book taught man to despise the joys of this life, that he might be happy in another to waste this world for the sake of the next. Exhorting them to patience & to holding out hopes of a possible compensation in the “next world” for the hardness of their lot in this one! I attack this book because it is the enemy of human liberty, the greatest obstruction across the highway of human progress. Religion getting rich selling salvation!
AND NONE DARE CALL IT TREASON! chao/Silk

Certains points sont à discuter selon moi, mais il en reste de même que c’est intéressant.

Jérémie t’es vraiment en feu c’est beau te voir aller.

Laissez vivre le clown en vous messieurs, au plaisir,
Gabriel

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Le bonheur d’un projet

Publié le 25 août 2007 par jim

J’ai retrouvé ce texte en faisant le ménage, au cas ou ca pourrait vous donner l’envie d’etre plus lucides.


Quel que soit le projet (on ne parles pas d’obligations), de l’achat d’une revue au voyage autour du monde, il doit emprunter ce triste sentier auquel la fin est prédéterminée.

Une idée au sens ou je l’entend est un désir, c’est en quelque sorte, la direction visée par le projet, son but.

De cette idée naîtra une excitation, cette excitation se situe entre l’idée de départ et le stade conceptuel mais peut dans certains cas se rendre plus loin. C’est cette excitation qui alimentera le projet jusqu’à sa conception. Si l’excitation est insuffisante, il est impossible de se rendre au stade de la conception du projet.

Le stade conceptuel (ou conception), que l’on pourrait aussi appeler: la mise en action, est d’une durée très relative et constitue la période durant laquelle on agis: déplacement vers un magasin pour un achat, achat de billets d’avion, préparation de la valise avant le voyage, etc. L’excitation ayant servit à se rendre jusqu’à cette période de conception, sera conservée plus ou moins longtemps selon le cas. Il existe 4 grandes possibilités:

  1. l’excitation s’arrête avant la conception

  2. l’excitation diminue tranquillement (et inconsciemment)

  3. l’excitation perdure tout au long de la conception

  4. l’excitation monte et décent comme un yo-yo

Deux choses peuvent faire diminuer l’excitation: les contraintes et le recul rationnel.

Pour commencer les contraintes sont ce qui augmente la complexité, la lourdeur de la tâche ou sa réalisation. Il est possible que des contraintes apparaissent réellement durant le stade conceptuel, comme, par exemple, un imprévu: le décès de quelqu’un, bris matériel, problème de santé etc. Mais normalement les contraintes existent déjà au départ. il arrive souvent que l’excitation du début soit trop forte et nous rende « aveugle ». Cette période de non-lucidité est souvent ressentie comme une période émotionnellement forte et agréable, comme après une première rencontre avec une éventuelle « âme soeur »; c’est un sentiment d’invincibilité durant lequel on ne vois, pour ainsi dire, rien qui puisse nous arrêter.

C’est avec un certain recul rationnel qu’on arrive à identifier ces contraintes invisibles. Ce recul rationnel se produit généralement après un certain laps de temps, ou un certain nombre d’événements. Lorsque le nombre de contraintes est très bas (ou que la lucidité est très restreinte) l’excitation continuera d’augmenter et par la même occasion, le bonheur.

Le Peak ou la période de la joie stagnante est le point où le bonheur maximal sera ressenti. Cette phase est INDÉPENDENTE du cheminement de la création du projet, mais débute généralement vers la fin de la phase conceptuelle (mais parfois au début de la conception ou même dès l’idée de départ) et peut se terminer un certain temps après la « réussite » (la fin) du projet. le Peak est une période de bonheur intense…

Le stade d’acquisition est le moment où après la stagnation voit une diminution progressive de l’excitation (généralement à cause d’un recul psychologique inconscient). La réalité refait surface puisque le rapport entre l’excitation qui a survécue à la réalisation du projet et l’excitation potentielle de l’ensemble des projets possibles est deviens négatif.

L’oubli est la poursuite du cheminement du stade d’acquisition. On oublie tranquillement l’importance de l’idée de départ. Comme le réfrigérateur qui est si important mais qui semble nous apporter si peu de bonheur, maintenant qu’on est habitué à le côtoyer on fini par e plus penser à lui et se tourner vers autre chose qui doit combler le vide créé par la routine et l’absence de contraintes: Le désir

Pour combler cette éternelle insatisfaction, nous arrive le désir d’autre chose, le besoin de ressentir à nouveau l’excitation du début, le goût d’un autre projet. Cette periode est la plus désagréable de toute. Elle est emplie de nostalgie, de mélancolie et de souvenirs difficiles, trafiqués par le temps et encrypté dans la musique de l’age.


[ … ] conclusion:

Est-ce que la morale de cette histoire est qu’il ne faut pas avoir de projets pour éviter la fin ?

Ou alors, est-ce que ca signifie que nous devrions être plus conscients du chemin de notre bonheur ?

Devrions nous faire comme les bouddhistes et chercher le vide et le nirvana ?

Pour ma part, je pense que ca signifie seulement qu’il est innutile d’avoir beaucoup de projets et de les réaliser à moitier, vaut peut-etre mieux vivre intensément chacuns d’entre eux à condition que l’idée de départ soit rationellement réfléchie et surtout pas sur l’instant du moment. L’euphorie n’a pas ca place au début de quelque projet que ce soit.


Écris par Jim: Hiver 2006

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Religion: frustration

Publié le 03 août 2007 par jim

Prenez-note que cet article et ce qu’il contient à été écris en réaction à un article qui vantait les bienfaits de la religion et qui disait des atrocités allant à l’encontre des valeurs profondes de son auteur (article que nous n’avons «malheureusement» pas réussi à récupérer suite au piratage de l’ancien serveur).

Excusez mon langage SEC ET DIRECT mais je ne peux pas supporter une banalisation pareil des «dangers de la bible». Je ne m’attaque à personne en particulier.

C’est quoi ce bordel ?

On entend ici et là parler de saint-machin, de sainte-machine. Pourquoi accorder autant de crédit à quelqu’un de « saint » pour qui personne ne peut prouver l’existance ci bien que même certains croyants, docteurs en théologie ou en histoire religieuse, cherchent des faits des explications pour combler cet évident vide total et plein de contradictions qui sert de base au christianisme, à la bible?

La bible est le livre qui a fait couler le plus de sang, le plus de mensonges. (il en est de même pour le coran et pour d’autres ouvrages du même type)


Vous me direz «Mais! ce n’est qu’un livre, comme on en a aujourdhui, qui suscite bien des discussions de par son contenu et ses diverses interprétations».

J

Justement! Voilà tout le problème. Si ce n’était qu’un livre je ne dirais rien, mais ce «livre» à été conçu, modifié, édité, réédité, repensé de toutes les mannières imaginable pour arriver aux fins de leur détenteurs. Imaginez que durant des centaines d’années, de génération en génération, ce livre était soumis à des corrections, des modifications et, comme un instrument il fut accordé pour « expliquer », conquérir, convaincre, manipuler, voler, tuer.

La bible n’est pas un livre, c’est une arme.

Une arme réduisant à l’état de pions les gens la vénérant; comme si pour vivre en paix il fallait souffrir. Créant un monde de dualité camouflé où, d’un coté, les forts agissant pour elle, tuant pour elle, pour ce quelle contient, excusant des gestes anti-sociaux, cruels et pleins d’avidité, sous prétexte de défendre des valeurs et un contenu sacré et de l’autre créant des gens faibles, moutons, abandonnés à leur pauvreté et leur souffrance durant des générations sans la volonté d’en sortir puisque Dieu le veut.

Voilà le danger social de la croyance: donner une raison aux uns de faire souffrir les autres.


Au niveau individuel, il n’y a pas grand chose à dire: la fuite totale, la sécurité, un personne à genoux sur un banc d’église qui pleure son impuissance face à la grandeur divine, oubliant ce qu’il est, ses responsabilités, le pouvoir qu’il a sur lui-même.

Vous voulez vraiment imiter 60% des américains, dont une partie du cerveau à été lavé à l’eau bénite, qui croient au créationisme !!!??

Croyez vous que si il n’était pas écris “In god we trust” sur le dollar américain, la naïveté de ce peuple serait aussi grande? Il ne fait aucun doute que c’est une autre ruse utilisée par certains dirigeants dans le but de tenir le peuple dans l’ignorance totale de ce qui se passe réellement, d’avoir ainsi le conscentement de la population sur des décisions en les trompants à l’aide d’informations biaisées et d’arguments réfractaires dont le sens profond est totalement innexistant!

Le monde entier prend les états-unis comme modèle. Pourquoi tant de conservatisme ? Devinez!
Qui est à la base de la vision conservatrice de ce monde ? Votre Dieu justement!

Ne venez même pas me parler de l’idée du polythéisme, bonne à raconter en conte. Parlons du CORAN qui est utilisé pour la guerre. le pouvoir, tout ce que vous voudrez.

L’ignorant du mouvement “sauvons nos églises” ne se rend certainement pas compte que même un Parking serait plus utile à la société.

Je n’ai pas besoin de prier comme un imbécile en espérant l’assurance d’une vie éternelle ou d’un paradis quelconque, de toute façon, le paradis, c’est évident, est partout où DIEU n’est pas!


Si j’étais un extra-terrestre, j’aurais honte de cette civilisation immobilisée.

Non mais.. ? c’est un peu fort ça. RÉALISEZ LE DANGER DE CETTE AÉRATION ANTI-ÉVOLUTION, ANTI-SCIENTIFIQUE QUI DURE DEPUIS TROP LONGTEMPS!

J’ACCUSE La religion d’être, à la base, responsable des problèmes environnementaux et de cette société de fou qui tourne autour de leur maîtres comme des animaux en attendant qu’on leur serve leur modeste ration de viande!

Votre bible, vous feriez mieux de la bruler! ca serait deja moin néfaste pour l’environement que les valeurs conservatrices qu’elle véhicule!

«GOD IS DEAD», Nietzsche (je sais c’est du réchauffé, mais c’est toujours bon de se rappeler)


Ma montée de lait est terminée.

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