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Réflexion sur l’incohérence

Publié le 29 novembre 2009 par jim

Pourquoi la simplicité porte à confusion ?

Pourquoi l’incompréhension pousse à l’insatisfaction?

Pourquoi l’insatisfaction, elle, pousse au désir?

Pourquoi le désir complexifie la perception?

Tant de chaos dans l’harmonie. Ce qui est beau pour quelqu’un ne l’est pas pour un autre.

J’ai parfois eu l’impression que mon acharnement à vouloir tout comprendre rendait encore plus ardu ma compréhension. Je crois enfin avoir compris quelque chose.

Comprendre la perception c’est se contraindre à l’absence de toute certitude même avec toute la rigueur du monde.

Mais où se cache donc la perspective?

Est-elle une qualité de la sagesse ?

L’avenir nous permettra-t-elle de voir notre petitesse?

Peut-être qu’au fond, tout le monde le sais!

Tricherie? Dans la certitude de son infériorité être le meilleur des perdants est beaucoup plus valorisant qu’être le pire des victorieux.

La vérité inatteignable:

Un système, des règles précises, le temps, l’espace. La vie est un grand jeu d’échecs. Il n’y a pas de destin ou de finalité prévue à l’avance. Tout se crée au fur et à mesure du moment présent qui avance au rythme du temps, sous l’influence des lois qui régisse ce système, la nature, la physique.

Croire qu’un humain puisse comprendre tout à ce jeu qu’est la vie est une erreur prétentieuse et faussement libératrice. Cette erreur viens de la confusion de l’état de ce qu’est le joueur par rapport au jeu.

On croit qu’aux échecs, les joueurs sont ceux qui déplacent les pièces du jeu, il n’en est rien. Les vrais joueurs aux échecs sont les pions, les tours, les chevaliers, les fous, la reine et le roi!

Ceux qui déplacent les pièces sont les créateurs, ceux qui régissent la vie du jeu, les règles et les lois. Croyez vous, alors, qu’un pion, un fou ou encore une reine puisse comprendre son propre monde? Non! Il serait facile de dire «Mais, les pièces sont dénudés de vie, ils sont en bois, en verre, en plastique…».

Les pièces du jeu prennent vie lorsque nous les déplaçons. Nous, les créateurs, donnons vie à ce jeu et à ses joueurs. Il en est de même pour notre monde, nous pauvres humains mortels somme les joueurs d’un jeu encore plus complexe, la vie. Nos créateurs n’ont rien d’humain (ni de Dieu), ils sont en fait les lois de la physique, de la nature, de la matière qui nous influencent en tout point d’une manière si complexe que nous n’avons pas les facultés nécessaires à les comprendre profondément ni avec certitude son fonctionnement. «Quand on a le nez collé sur l’arbre, on ne voit pas la forêt»

Aux échecs, comme dans la vie, les joueurs dépendent des circonstances, du contexte et de leur environnement.

Cette vérité, la seule qu’on puisse vraiment accepter, est si difficile à prendre qu’on préfère s’imaginer et se prouver notre toute puissance par des gestes contre-nature dans l’unique but d’oublier notre misère, notre dépendance et créer à notre tour des systèmes, des jeux dont nous somme les créateurs et où nous pouvons assouvir nôtre désir de vengeance en tentant, au moins d’être le meilleur, de se démarquer de la masse des joueurs pour enfin oublier, l’espace d’un instant, l’infériorité injuste de notre statut, de notre existence.

Un simple pion

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L’évolution de la paresse

Publié le 01 mars 2009 par jim

Être confortable dans un hamac, dans un fauteuil ou sur un divan et ne pas vouloir se lever. Est-ce ça la paresse ? Ou alors, est-ce s’abstenir d’une action ou choisir le chemin le plus facile pour arriver à un but? La paresse est difficile à définir, puisque l’on tend à la voir d’un œil très subjectif, très relatif.

Ce texte se veut simplement une réflexion sur l’origine et sur les conséquences historiques et actuelles de la paresse, non pas en tant que « défaut » mais en tant que « manière d’être ». Il s’agit d’un appel à la remise en question de ce concept, souvent incompris, d’un point de vue social mais surtout individuel, sur le plan de « l’éthique des conséquences » et de la responsabilité sociale.

« J’ai écris « l’évolution de la paresse » mais le titre aurait du être « de la paresse à l’évolution »

De la paresse à l’évolution

La vérité est, qu’en fait, l’humanité moderne est une humanité paresseuse. La paresse est ce qui a poussé l’évolution sociale et technologique depuis toujours et, d’une manière plus évidente, depuis le début de l’industrialisation occidentale.

Au départ, je pense que la paresse ne peut venir que de l’adaptation à une amélioration. Pourquoi l’homme des cavernes qui a découvert le moyen de chasser avec une arme recommencerait-il à chasser à mains nues? Non seulement cet homme des cavernes fera tout en son pouvoir pour ne pas avoir à le faire, il pourrait très bien refuser d’aller chasser s’il n’a pas son arme.

Lorsqu’on développe une amélioration, on développe aussi une habitude à l’utiliser ou à la posséder et par un processus d’adaptation simple, on fini par la prendre pour acquis et à considérer cette amélioration comme une chose de base, une norme.

Dans l’exemple de l’homme des cavernes les capacités cognitives ou d’analyse mentale du cerveau sont incroyablement faibles. Dans ce cas précis, il n’y a pas de concept de « Passé, Présent, Futur ». Il chasse il découvre un moyen de chasser plus performant, après un certain temps, il ne chasse plus sans cette arme. Plus les années passent et plus sa masse musculaire change en conséquence de son utilisation. Par exemple lorsqu’il chassait à main nues ses muscles, sa corne, ses bras étaient entrainés en conséquence. Si il chasse avec une lance, certains muscles ne sont plus utilisés et s’affaiblissent, rendant encore plus difficile l’action de chasser à mains nues. C’est simple.

Par contre, dans l’ère moderne, nos facultés mentales font sans cesse des liens entre « le présent, le passé et le futur » nous permettant d’anticiper des concepts et de comprendre des cycles qui se reproduisent. Une fois qu’on a compris le principe: « état initial + amélioration = meilleur état » on cherche à modifier l’ordre naturel d’apparition des améliorations (situation -> besoin/manque -> amélioration) et à envisager tout de suite « qu’est-ce qui serait mieux? », « qu’est-ce qui serait plus performant? », jusqu’à considérer ce processus d’amélioration comme étant la voie à suivre et la meilleure manière d’évoluer c’est L’attachement au processus d’amélioration.

En 1900 dans une maison, en Angleterre l’une des 6 servantes fait le ménage et passe le balais dans les chambres, elle doit se pencher sous le lit et déplacer les meubles pour pouvoir enlever la poussière partout. quelques années plus tard, on invente l’aspirateur et le propriétaire de l’immeuble en fait l’acquisition pour ses « femmes de ménages ». Ce qui prenait avant 3 heures n’en prend qu’une et l’expérience est bien plus agréable. C’est moins long ce qui permet de diminuer le nombre des servantes et le coût d’exploitation de la maison.

Après 4 ans avec l’aspirateur, il n’y a rien d’exceptionnel, c’est devenu normal l’expérience ne surprend plus, passer l’aspirateur est une norme. Un jour, l’aspirateur brise soudainement. Tout est désorganisé, on manque de personnel pour nettoyer avant le souper de ce soir, il n’y a plus qu’un balais et ayant perdu l’habitude, ça prend une éternité aux servantes à nettoyer la poussière. On ne compte pas la frustration de ces dernières qui doivent « obligatoirement » nettoyer tout à la main, sans aspirateur! En s’attachant à cet objet on à créé une dépendance à cette dernière et on réalise quand il disparait à quel point on était heureux de l’avoir.

« Wow! La paresse est responsable de l’évolution de la technologie!!? » Si vous vous sentez l’envie de crier « vive la paresse! Vive l’évolution! » Il est préférable d’attendre un peu.

L’évolution « technologique » à certes en grande partie été influencée par la paresse et guidé par ce principe d’accoutumance à ce que l’on a et à la visualisation de ce que l’on désire avoir/améliorer.

Êtes vous paresseux?

Paresseux! Quel vilain mot, plein d’horreurs et d’interprétations. Qui voudrait être associé à ce mot ? Qui voudrait être considéré comme paresseux? Peu de gens, évidemment.

À la lecture de la section « de la paresse à l’évolution » vous vous êtes peut-être reconnus à un moment ou un autre de votre vie. N’avez vous jamais souffert du bris d’un réfrigérateur et de ses désagréments? D’une panne électrique prolongée durant plusieurs jours, comme durant la crise du verglas? Sentez-vous à quel point nous sommes devenus dépendants de certaines technologies et de certaines améliorations de notre vie? À quel point nous sommes misérables ou démunis lorsqu’on est séparé de notre statut évolutif, de nos habitudes de vies confortables?

Ce cercle vicieux du confort ou de « la zone de confort » est à la fois positif (d’un point de vue social-évolutif) et négatif (d’un point de vue individuel).

Imaginez que depuis des centaines de générations notre évolution est faite en conséquence d’améliorer ce « confort » qui baigne dans la paresse et qui incite à plus de paresse car à plus d’attachement!

En 2009 la société et son système économique sont principalement tournés vers le « développement », « l’hyper-productivité » ou « l’Hyper-rentabilité », la surexploitation, la surconsommation, etc.

Lorsqu’un système s’inspire de la paresse, il incite aussi à la paresse. Tout individu, tous autant que nous sommes, sommes chaque jour bombardés par cette drogue amortissante à base de paresse qui nous incite à devenir paresseux.

Est-ce profondément mauvais?

Ça le devient au moment où l’égo entre en ligne de compte. Rien n’est pire pour un individu que l’ignorance de lui même et aucune action n’est pire pour un individu que de s’auto-illusionner, de se mentir, de se tromper soi même. «La plus grande misère du monde est la déformation de ce monde.»

Si on est paresseux, il faut l’accepter, l’admettre à soi-même. Il n’y a rien de mal à être paresseux si on ne prétend pas ne pas l’être. Protéger son égo et se valoriser en cherchant toute forme d’argumentation ou de déculpabilisation pour justifier une non-action ou sur une action paresseuse revient à se mentir et à s’empoisonner.  Nos faiblesses ne disparaitront pas en les oubliant ou en se convainquant qu’elles n’existent pas!

Si je suis paresseux je dois en prendre conscience. Si, dans un second temps, je réalise que je n’aime pas cet état, rien ne m’empêche de travailler à y remédier, à condition que ça ne soit pas dans le but de valoriser son égo. Je travail pour moi, pas pour l’image que je projette. Faire autrement est pure empoisonnement et n’ammène que la misère et le malheur d’être.

Conclusion

Si, en soi, être paresseux n’est pas une chose fondamentalement mauvaise, elle devient plutôt problématique lorsqu’elle deviens un « obstacle fondamental » à la poursuite ou au démarrage de quelque tâche ou projet que ce soit. De plus, alimenter l’égo en s’illusionnant n’être pas paresseux est « toxique » pour notre santé psychologique et pour nos relations sociales.

Pour s’en sortir il n’y a qu’une vraie solution qui fonctionne: le développement de la « volonté fondamentale« , la seule voie à suivre pour devenir discipliné et productif, comme le demande parfois notre société postmoderne. Cette solution et ces situations seront abordées dans un autre article, actuellement en cours de rédaction.

Il n’y a pas de lois ni de règlement qui interdise la paresse. Chacun y a droit à condition de l’assumer pleinement.

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L’amour: un concept étonnant

Publié le 11 janvier 2009 par jim

L’amour, c’est un peu comme jouer aux blocs LEGO, la démarche est souvent plus importante que l’accomplissement.

Voici, une tentative d’explication des applications de l’amour dans sa vrai forme conceptuelle par rapport au mythe de l’amour absolu d’après mes réflexions et de longues nuits d’études et d’angoisse où j’ai cherché des réponses qui valaient mieux que celles enseignées par ma culture sociale. Ce texte est donc une analyse rationnel du concept d’amour et de notre relation avec lui.

Ma théorie pour expliquer l’amour ressenti repose sur un point qui, à ma connaissance, n’a jamais été développé par aucun philosophe: l’amour expliquée par la relation entre l’intériorisation et la lucidité.

Précision sur les termes employés

J’entends par « amour fondamental » ou « amour absolu », dans ce texte, cette impression presque hiérarchique voir de rapports « supériorité / infériorité » qui porte à croire que « l’amour » exerce un pouvoir ou une influence directe et « quasi divine » sur nos vies; qu’elle est une réalité fonctionnelle ou systématique qui nous décent au rang de « simple utilisateur soumis » à un amour occupant une réelle position (spirituelle ou non) dans notre vie ou qui exerce une force ayant un impact sur notre « destinée ». Plus simplement: L’amour absolu que l’on interpelle directement (« ah, l’amour! », « C’est l’amour qui est responsable », « L’amour ») ou toute idée selon laquelle l’amour n’est pas un geste ou une action posée (« faire quelque chose par amour », « être en amour ») ou encore toute idée de considérer l’amour comme une chose existante en elle même ou comme un palier spirituel supérieur à atteindre ou un amour infini (éternel) inatteignable. Finalement, tout ce qui tend à ne pas vouloir être une conception humaine (inventée par l’homme). Dans ce texte, le mot « Intériorisation » a un sens introspectif de réflexion et d’analyse consciente ou inconsciente. On parles d’un réflexe de l’esprit qui dans une situation de grand mouvement psychologique tente de « classifier » ou d’organiser les idées et de les filtrer. L’intériorisation arrive malgré soi sans être désiré et de manière incontrôlée. C’est principalement dans cette période d’activité intense que se génère ce que j’appellerai le « détachement » qui donne potentiellement une « impression de lucidité »

L’amour fondamental / absolu

Contrairement à ce qui semble faire source de vérité de la part du cinéma, de la littérature et de la culture sociale, il n’y a aucune « preuve » justifiant l’existence d’un amour absolu.

En fait, « l’amour » (fondamental / absolu) n’est rien d’autre qu’un concept, comme la « liberté » ou « l’infini », qui donc n’est pas une fin en soi. Prétendre que « l’amour existe » n’est donc qu’à moitié vrai.

Je pense que, tout comme pour les concepts religieux, la confusion est semée dans cette sphère.

L’amour religieux

« Je crains que nous ne puissions nous débarrasser de Dieu, parce que nous croyons encore à la grammaire. » Nietzsche

« Pour l’amour de Dieu » est une expression banalisée qui aide malgré elle à ralentir l’évolution sociale en propulsant subtilement l’idée de l’existence « évidente » d’un Dieu dans l’inconscience commune du peuple.

Chose étonnante: ce n’est pas le mot Dieu qui porte le « sens » de cette phrase mais bien le mot « amour » qui, à l’aide de « pour » souligne une sorte de demande de pitié comme par exemple « je t’en supplie! »

Si la phrase avait été « pour la haine de Dieu » (plus sensée à mon avis) on ne serait probablement pas au pris avec se problème.

Je ne m’étendrai pas trop sur l’utilisation de « l’amour » en religion puisque comme cette dernière, c’est une incroyable perte de temps. notons seulement quelques exemples d’utilisation religieuse d’un « amour » absolu:

  • L’amour universel de Dieu
  • Donner son amour à Dieu
  • L’amour de Jésus pour ses semblables
  • Croire en l’amour de Dieu pour assurer son salut
  • Sacrifices pour remercier l’amour de Dieu
  • etc.

La « magie » de l’amour

Je peux difficilement, l’ayant vécu, contester ce ressenti magique qu’on peut avoir au contact d’une personne que l’on aime. Il y a cependant une explication à ce ressenti qui n’a rien de miraculeux.

Cette sensation d’abords de légèreté, puis de liberté, trop beau pour être vrai qui soudainement nous arrache à notre routine, nous faisant réévaluer notre vie et ses priorités. Cette impression, en présence de l’être cher, que le temps n’existe plus, que la neige est plus blanche et les sapins plus vert, que l’air est plus pur.

En acceptant l’évidence que l’amour n’a rien de miraculeux ou de divin, d’où peut donc venir cette illusion « magique »? La réponse est sans doute sur le terrain de l’intériorisation et de la lucidité.

L’amour -> L’intériorisation

J’en arrive à cette conclusion: tout est une question d’intériorisation!

Quand je regarde une peinture et que je la trouve belle, je peux tomber amoureux d’elle et ça n’a rien avoir avec le fait d’entrer en contact avec un absolu. Cette sensation est individuelle, tout comme sa situation. En voyant cette peinture je m’intériorise: je pense, je découvre, je fais des liens, je découvre la nostalgie d’une époque, d’une rencontre, d’une émotion (à mon avis, ce que tout le monde recherche vraiment), etc.

C’est sensiblement la même chose qui se passe lorsqu’on tombe en amour avec un être humain. Pourtant, l’amour ne se ressent pas également pour tous. Plus l’intériorisation est grande et plus le ressenti tend à être intense.

Intériorisation -> détachement de la réalité

Plus l’intériorisation est grande et plus on tend à se « détacher » de notre réalité quotidienne. Nos repères de grandeur sont altérés et à l’extérieur de notre intériorisation nous nageons dans un océan d’incompréhension. C’est cette distance même qui nous fait zigzaguer entre notre perception de la réalité et notre intériorisation en amour qui nous procure cet amas de sensations incompréhensibles (tel un mélange de peur et d’euphorie) et ces remises en question.

Une allégorie intéressante pour exprimer ce phénomène serait la suivante:

Je vais me baigner au lac. L’eau est chaude et le vent souffle doucement. Lorsque je sort de l’eau le vent profite de l’humidité de mon corps pour « faire évaporer ma chaleur ». J’entre à nouveau dans l’eau et je ressent une agréable sensation de chaleur. Plus je reste longtemps hors de l’eau et plus la sensation de chaleur est intense au moment de retourner dans l’eau!

On pourrait donc dire que plus le détachement est en quelque sorte proportionnel à l’aveuglement

Amour et lucidité

Je regardais tranquillement les nuages et, l’espace d’un instant, j’ai cru comprendre le ciel.

La lucidité est sans doute le sujet philosophique qui m’intéresse le plus et j’y ai consacré beaucoup de temps depuis les 3 dernières années. J’ai d’ailleurs développé beaucoup l’idée de la « lucidité existentielle » notamment dans l’un de mes premiers articles sur Triforce, « lucidité de l’existence« , où je traitais de ces rares moments dans notre vie où l’on ressent une brève et intense impression de lucidité.

Ces moments où tout est soudainement plus clair, comme si on avais compris notre vie du début à la fin sans failles ni incertitudes ou comme si on pouvait enfin tout voir d’un autre angle plus exact. J’avais défini cette impression de lucidité comme étant, en fait, un moment de « non-lucidité » Ce ressenti est en fait, tout comme pour un ivrogne en début de soirée, un moment ou les choses semblent allégées, différentes, plus belles et plus simples que la réalité.

C’est un peu comme une prise de distance dans mon intériorisation qui génère cette légèreté. Ça ressemble à une forme d’ivresse semi-consciente qui allège le poids de mon existence, « Je suis saoul d’amour ».

En amour, nous « flottons » sur cette impression de lucidité. Notre vie est plus ou moins décentrée de ses objectifs normaux pour se diriger vers la source de ce bonheur magique qui nous procure cette sensation.

Cette déformation pourrait être objectivement perçue, de l’extérieur, comme un aveuglement, « l’amour rend aveugle« .

L’amour éphémère

« Le temps passe et mon reflet sur le sol change au yeux de ma perception »

Un jour j’aime quelqu’un, un jour je ne l’aimerai peut-être plus. Cette impression éphémère et impalpable est probablement due au fait même de son incompréhension: L’inversion évidente de la cause et de l’effet en ce qui concerne l’amour!

Les émotions que certains absolutistes considèrent comme étant « l’amour » sont en fait la conséquence symptomatique de notre « intériorisation » en amour. Tout comme pour l’œuvre d’art, je ressent quelque chose face à l’autre. Cette intériorisation et sa prise de distance correspondante deviennent source d’émotions fortes.

La meilleure façon d’évaluer son amour est étrangement de mesurer son chagrin lors de la rupture. Comme l’amour n’est ni absolu ni éternel, tout s’arrête un jour, par la vie ou par la mort.

l’amour Fragile

Cette fragilité qu’à l’amour lui viens incontestablement du fait qu’il faille abandonner une partie de notre objectivité au profit de certaines « fausses certitudes ».

par la confiance, l’acceptation et la croyance en l’amour on augmente considérablement l’intensité de la « magie » ressentie. Comme pour toute religion, la foi semble être « le chemin le plus léger qui mène vers le bonheur ». Faut-il se surprendre que si quelque chose d’irrationnel est accepté en tant que vérité servant de base à une relation, la stabilité de sa structure en mange un coup lorsque soudainement la réalité transpercera le mince voile de l’ignorance?

Amour et relation

Le couple est l’exemple typique de la manifestation de l’amour entre deux personnes. Malheureusement un concept comme l’amour, aussi puissant soit-il, ne peut pas très longtemps nous dispenser d’une bonne communication interpersonnelle. « vivre d’amour et d’eau fraiche et ne parler qu’avec le cœur » n’a aucun sens et comme se fermer les yeux sur l’autoroute, ça ne mène pas très loin.

Au contraire, un couple devrait d’abord créer une structure commune, « sécuritaire », pour accueillir cet amour.

Les matériaux solides pour une relation stable et durable seraient avant tout un mélange de communication, de complicité, d’intérêts et de valeurs communes, d’ententes de principes, d’activités communes et de compatibilité individuelle et socioculturelle et finalement: la compatibilité sexuelle.

Amour: l’échec

« Du moment qu’on amorce la construction d’une tour, elle peut potentiellement s’écrouler »

L’échec en amour s’explique souvent par la prise de conscience, de la part d’un des individus concernés, d’une déformation de la réalité par le biais de l’acceptation précédente d’éléments irrationnels ou incompatibles; parfois le couple réalise une prise de décision trop rapide ou irréfléchie, le plus souvent le « degré d’amour » est disproportionné entre les membres du couple, entrainant une difficulté de communication évidente due à un rapport « donner-recevoir » disproportionné.

En règle général l’un des membres du couple souffre plus que l’autre et habituellement plus le couple a été uni longtemps ou plus la relation à été intense et plus la douleur semble être grande. On parles de « peine d’amour »

Peine d’amour

« Je voudrais condamner l’amour pour soulager mes peines, même ce qui n’existe pas peut faire très mal »

Quand on parles de peine d’amour on parles avant tout d’un type de deuil ou d’une période de « récupération ». Cette période est plutôt mouvementée et progresse en passant par différents cycles ou phases souvent contradictoires. Les émotions et les impressions ressenties peuvent être notamment:

  • Sentiment d’abandon,
  • Perte de confiance en soi,
  • Perte de repères
  • Sentiment de trahison
  • Besoin de solitude
  • Peur de s’embarquer
  • Angoisse existentielle

Pour certains le chagrin sera tel que les conditions de vie peuvent être complètement modifiées par la consommation de drogues ou d’alcool excessive. Certains développeront une grande agressivité ou un désir de vengeance. Pour d’autres ce sera l’arrêt complet du fonctionnement: fatigue, épuisement, dépression et même suicide.

Amour obsessionnel

On ne prend pas l’air où il n’y en a pas; où est le plaisir de ne pas respirer?

Paradoxalement, il arrive souvent que les gens qui souffrent d’amour obsessionnel ont vécu de grandes peines d’amours. Ça doit expliquer cette peur de perdre omniprésente. Quand je parles d’amour obsessionnel ou obcessif je veux parler non pas de passion mais de cette peur constante qui anime l’obcessif. Ce besoin d’être rassuré de chaque mouvement et cette jalousie possessive ne laissant aucune liberté au conjoint ou à la conjointe. Cette dépendance deviens rapidement insupportable puisqu’aucune confiance n’est possible vu le fonctionnement chaotique de la relation. Il est assez rare que ce genre de relation dure.

Le premier amour

La perspective nous protège du piège crédible de l’illusion

Quoi de plus nostalgique que ce premier amour qui reviens dans nos rêves au fil de notre vie, comparant et comprenant ce qui ne fut pas compris jadis? Traumatisme pour certain, beau souvenir pour d’autres, chacun le vie différemment mais pour la plupart, c’est un moment inoubliable.

Selon moi, ce qui le rend inoubliable c’est son incompréhension à l’origine: un mélange improvisé d’émotions fortes (peur, joie, etc.), d’imagination, de confrontation entre les « connaissances théoriques » et l’expérience pratique, avec une accumulation d’information confuse et contradictoire que peuvent être les « premières fois ». Soulignons l’incroyable volonté et le stress de performance (surtout pour les hommes) qui encadre le tout. Dans notre société post-moderne où le cinéma nous balance des images et des scènes et clichés de perfections artificielles nous voulons tous que notre première fois soit mémorable et impeccable.

Coup de foudre

faire un mauvais rêve et se réveiller dans un bain confortable

Si, mis à part certains penseurs allemands, tout le monde à son premier amour, peu de gens vivront le « coup de foudre » qui pourtant peut se répéter. Cette sensation d’être dépassé par un « amour intense » de façon inattendue est agréable et tend à devenir source de grande nostalgie pour ceux qui y ont gouté.

Comment l’expliquer ?

Pour les symptômes on parles évidemment de sécrétion d’hormones, et d’augmentation du rythme cardiaque. la confusion et le « bon » stress déjà présents s’amplifient donc à la vue de ces symptômes qui dans un cycle sans fin ne nous quittent pas.

Si il y avait un mot pour définir le coup de foudre ça serait la « Surprise« . Un coup de foudre à la particularité d’apparaitre sous nos yeux de manière subite. bien que le processus d’attirance et de compatibilité biologique (chimique, olfactif) n’a jamais cessé de fonctionné, on prend conscience de notre intérêt réel pour la personne sans le voir venir.

Le déclencheur: rien n’est sur dans cette sphère mais je crois que notre amie la lucidité a son rôle à jouer dans le déclenchement de ces sensations.

Mon hypothèse est qu’initialement l’intérêt pour la personne n’atteint pas la conscience puisque cette dernière est dans une phase de lucidité « non-réceptive » face à elle. Que petit à petit les « preuves » s’accumulent nous faisant, tôt ou tard, nous extirper soudainement de ce « rêve non-lucide » ou de cet « aveuglement » pour nous faire replonger dans un autre rêve, cette fois plus beau, en comparaison avec le précédent qui lui, conscient, suivra la route bousculée des sensations fortes.

ici, évidement, je parles par expérience personnelle et auto-analyse. Ma réflexion sur le sujet fait peut-être beaucoup de sens mais n’est pas parfaitement terminée.

Sexualité et amour

Je demeure convaincu que, bien qu’elle soit importante, la sexualité est, contrairement à l’attirance, secondaire dans ce domaine. Bien des relations sont restés à l’état superficiel à cause d’une mauvaise évaluation du désir. Il est intéressant de constater qu’au Japon, par exemple, les « mœurs sexuels » font en sorte de « détacher » la sexualité de l’amour, laissant plus de place aux deux. La sexualité comme base d’une relation, demeure à mon avis une grande erreur qui, tôt ou tard, fini par coûter cher.

Conclusion

Pourquoi simplifier ce qui a mis des siècles à se complexifier ?

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Amor ! Amar ! l’Amour !!

Publié le 03 janvier 2009 par guillaume

Voila un Sujet passionnant qui mérite d’avoir beaucoup plus qu’un article. Si compliquer de comprendre ce phénomène. L’amour qui n’est probablement pas un sentiment, mais plutôt un millier d’émotion mélanger au même moment. Selon moi la définition de l’amour ce résume vraiment indépendamment a chacun et a ce que chacun a vécu antérieurement dans son passer.

Prenons par example une personne qui se caractérise très émotionellement, risque de prendre l’amour beaucoup plus au sérieux que bien des gens. Ou que moi par exemple , qui sens difficilement ce sentiment de vide et de manque intérieur . Je ne veux pas dire que je ne ressens pas l’amour, mais lorsque je me trouves en couple, je ressens souvent une peur craintive envers mes partenaires comme si l’amour en quelque sorte était un peu guider par la peur de se retrouver seul ou de ne pas etre aimer suffisamment de l’autre. Bon il faut dire que je suis loin d’être un spécialiste en la matière mais voila ca que j’attends vos commentaire avec impatience pour ensuite discuter du sujet.

J’ai aussi remarque que l’amour ce vois différemment culturellement . Par example, les Québécois ont la réputation d’etre assez froid en amour et d’avoir une grande crainte envers l’engagement. Pourrait-il avoir un lien entre aisance dont nous avons au Quebec et le désir de ce retrouver en couple et meme qui sait ! avoir une famille. Il est prouver scientifiquement que apres chaque grandes Guerre il y a un taux de natalité plus élever.

De plus, dans les pays les plus défavoriser, (par examble le Perou ! ) :) ont des taux de natalité tres élever. Je n’ais jamais vue non plus autant de détermination et de volonté a vouloir trouver l’amour avec une tel rapidité. Les filles que j’ai rencontré par exemple au perou s’attache tres rapidement et me semblais assez directs sans prendrent nécessairement le temp de ce demander si ce n’était pas simplement de l’atirance physique.

Bon apres tout elles non peut-etre pas tar, L’amour commence par une attirance physique puis le reste viens tout seule ! Je me pause peut-etre un trop de question a propo de l’amour et devrais peut-être me laissez emporter plus facilement par mes émotions.Peut-être même un sujet qui doit rester loin de la psychologie et qui doit être guidé beaucoup plus par les émotions ! Quand penser vous ? J’attends vos commentaires !!!!

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Liberté fondamentale et contrainte du choix

Publié le 02 janvier 2009 par jim

Je réfléchissait à ça l’autre jour: Suis-je vraiment libre ?

Je me remémore souvent les propos de Sartre: « on est condamné à avoir le choix »

La contrainte du choix

Quand on y pense, on est fondamentalement libre de chacune de nos actions (dans la mesure de nos capacités à les réaliser) et c’est c’est e qui nous contraint à l’obligation de choisir!

N’oublions pas que l’action ou la décision autant que l’inaction ou l’absence/refus de décision sont en fait des choix.

Par exemple, on est toujours « responsable des conséquences de nos actes ». Faudrait-il plutôt dire « responsable du résultat de nos actes »

Est-il possible de concilier Bonheur et Liberté ?

Le bonheur en société « libre » est difficilement apprivoisable:

Du point de vue d’une approche utilitariste extrême (« ma liberté s’arrête au moment ou je commence à causer du tort à quelqu’un ») nos actions sont toujours suceptible d’entrainer des conséquences négative chez quelqu’un (pensons au principe de l’effet papillon).

Individuellement, c’est l’objet de ce texte, je cherche à comprendre si, dans certaines circonstances, il est possible de réellement profiter à 100% de ce sentiment de Liberté et comment.

En oubliant les contraintes extérieures, comment puis-je réellement me sentir libre ?

La vraie question

Cette question me hante terriblement: EST-CE-QUE LE FAIT DE NE PAS PROFITER DE MA LIBERTÉ FONDAMENTALE ENTRAINE UNE IMPRESSION DE CONTRAINTE ?

Voici un exemple concret (fictif):

Je travail dans une usine et je suis malheureux. Sachant que J’ai besoin d’argent pour vivre je n’envisage pas de quitter cet l’emploi où j’ai un bon salaire et de l’ancienneté.

Fondamentalement je pourrais exercer ma Liberté fondamentale: « dans l’absolu j’ai le droit (la Liberté) de quitter mon emploi, de partir au bout du monde, de ne plus travailler, etc. »

Les MAIS… Il y a bien sur de multiples raisons qui me poussent à ne pas le faire: mais j’ai besoin d’argent, mais j’ai besoin de stabilité, mais je n’ai pas d’expérience ailleurs, etc.

Si je me concentre sur la situation, je réalise que mon bonheur semble être relié au fait d’aller à l’encontre des « MAIS » qui empêche de jouir de ma Liberté.

Autre exemple encore plus simple: Je me dirige vers mon travail et j’ai soudainement un ressenti qui traverse ma mélancolie pour me rappeler que je pourrait très bien aller voir « Y » que je n’ai pas vu depuis longtemps. Je sais, à ce moment là que si je faisais demi-tour pour me rendre chez « Y » que j’aurais un sentiment de bonheur du au fait de contourner les barrières « MAIS » et de profiter de ma liberté. Même si depuis le début je sais que je suis libre de le faire, je ne saurai pas garder cette sensation en moi si je ne fait pas concrètement l’action.

Comprenez-vous où je veux en venir ?

Le fait d’être conscient de ma liberté fondamentale NE SUFFIT PAS ! Pour réellement jouir de ma liberté JE DOIS UTILISER CONCRÈTEMENT MON DROIT DE LIBERTÉ.

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Consommation, capitalisme moderne

Publié le 30 décembre 2008 par marc

J’aimerais avoir votre opinion sur le fait que beaucoup pensent que nous ne sommes plus des citoyens mais bien des consonmateurs potentiels.

Qu’aujourd’hui la société consommatrice amènera l’écosystème planétaire à un déséquilibre catastrophique qui entrainera peut-être jusqu’à l’instinction de la civilisation.(oui j’ai vu le film WALL-E et je l’ai même acheté)

En tout cas je peux dire que la propagande publicitaire marche tellement bien que le 26 décembre au boxing day, il y avait tellement de clients au magasin ou je travaille que j’ai eu une crise de panique.

help!…

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L’âme: remise en question de la croyance

Publié le 24 décembre 2008 par jim

Un peu comme je l’écrivais dans « L’âme: pourquoi les gens veulent-il l’éternité ?« ,

Je ne vois ni la raison ni l’intérêt de l’éternité, ni que l’humain possède une âme.

J’ai pris la décision d’aller plus loin dans cette réflexion et j’ai choisis de publier ici ce texte utilisé en réponse sur un forum de discussion car je crois que beaucoup de membre de Triforce auraient de l’intérêt à participer à ce sujet. Je suis ouvert aux confrontations si vous en ressentez le besoin.

Origine:

Selon moi, dans l’absence de réponse, l’humain a choisis d’en inventer une avec le temps, comme dans toute croyance « fictive ». La chose a évolué à en devenir un problème général dans la société, occasionnant une réelle perturbation/déstabilisation.

Poussons plus loin:

Peut-être suis-je le seul à le penser mais je trouve parfois ridicule cet « agnosticisme fonctionnel » qui semble ne servir qu’à ouvrir la porte à l’impossible sous prétexte qu’on ne peut pas prouver son inexistence.

Je dis: ne perdons pas notre temps et basons notre réalité sur des bases réfléchies et concrètes, bien que parfois incomplètes, plutôt que sur un potentiel d’existence proportionnel au désir du plus grand nombre « d’ignorants ».

Est-ce une tendance qui fait que ce qui a été accepté autrefois ne doit pas repasser au peigne fin d’une constante remise en question rigoureuse au mieux de notre compréhension?

Concrètement:

Comment est-ce possible que près de 50% des « Américains » croient à la théorie du créationnisme (pour moi aussi impensable et ridicule qu’un film de série B du type « Dead Evil ») bien que son entièreté soit irrationnelle et aille à l’encontre des principes biologiques fondamentaux ?

Comment, dans ces circonstances peut-on être sensibilités ou réagir correctement aux problèmes environnementaux ou sociaux ?
Cette éternité potentielle nous permet-elle de diminuer notre responsabilité terrestre (puisque de toute façon, après…) ?

Est-ce que je devrais me sentir à l’aise si le jugement de ceux qui me gouvernent est altéré par cette croyance ? leur décisions seront-elles justes et objective selon nos connaissances de la vie?

Extrapolation:

Est-ce qu’il y a un pouvoir suprême qui fasse qu’on reste prisonnier d’un conservatisme pour lequel tout, y compris l’économie (voir « in god we trust »), soit teintée de foi et de taché de contradictions subjectives dont la signification profonde n’est qu’un reflet de la volonté de l’auteur d’une interprétation individuelle ?

Conclusion:

Je ne demande qu’à comprendre l’incrustation d’un élément aussi irréaliste et démesuré à l’intérieur du mode de vie qui gouverne la plus grande partie du monde. Peut-être que l’âme existe, mais tant qu’on ne pourra pas le vérifier, il me parait simplement déraisonnable qu’on se base là dessus.

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L’âme: Pourquoi les gens veulent-ils l’éternité ?

Publié le 13 décembre 2008 par jim

Pour moi, la chose est simple, je ne vois ni la raison ni l’intérêt pour que l’humain soit pourvue d’une « âme ».

Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui nous ne sommes pas capable de comprendre comment peut exister la conscience à travers des réseaux de neurones qu’il faut imaginer une dualité merveilleuse comprenant pleins de choses sans fondement rationnel tel que la réincarnation et l’éternité de l’esprit.

Il faut s’attendre que de comprendre ce qu’est « ce qui veut comprendre » est aussi difficile pour nous que d’avoir une idée de notre visage si on n’a jamais vu notre reflet dans une glace. Comme on dit par chez moi, « quand on a le nez collé sur l’arbre, on ne voit pas la forêt et encore moins les feuilles »

À mon avis, il est important d’accepter que certaines choses demanderont du temps à être comprises ou même ne le seront jamais…

Pour moi, l’âme n’existe pas jusqu’à nouvel ordre. Il y a de bien plus belles choses à découvrir dans la « réalité » qui ne nécessite pas l’assurance d’une vie éternelle ni d’une évolution spatiale. Pour moi, Croire, en philosophie ou dans la vie, doit céder sa place à savoir et comprendre qui sont plus utiles et qui nous dispensent de la déculpabilisation de s’être trompé toute notre vie par simplicité de réflexion.

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Relation entre la religion et le systeme social

Publié le 22 janvier 2008 par jim

Petite réflexion…


Note à moi-même: trouver une relation entre la religion et le système social.
pistes:
1- Grecs: Polythéisme — (socialisme et démocratie)
2- Occidentaux: monothéisme — (Individualisme et despotisme etc.)

Tout bien réfléchis, si ça devait être vrai, je commence à me demander si je ne vais pas prier Mars ou Jupiter, pourquoi pas Athena ou Zeus? pendant la prochaine « prière pour la paix »

Équation hypothétique possible: Religion + Hommes = ignorance² + pouvoir² (R+H=I²+P²)

But: satisfaction personnelle de Jim

Croire c’est refuser de comprendre,

Comprendre c’est un pas sur le chemin de la sagesse.

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Le bonheur d’un projet

Publié le 25 août 2007 par jim

J’ai retrouvé ce texte en faisant le ménage, au cas ou ca pourrait vous donner l’envie d’etre plus lucides.


Quel que soit le projet (on ne parles pas d’obligations), de l’achat d’une revue au voyage autour du monde, il doit emprunter ce triste sentier auquel la fin est prédéterminée.

Une idée au sens ou je l’entend est un désir, c’est en quelque sorte, la direction visée par le projet, son but.

De cette idée naîtra une excitation, cette excitation se situe entre l’idée de départ et le stade conceptuel mais peut dans certains cas se rendre plus loin. C’est cette excitation qui alimentera le projet jusqu’à sa conception. Si l’excitation est insuffisante, il est impossible de se rendre au stade de la conception du projet.

Le stade conceptuel (ou conception), que l’on pourrait aussi appeler: la mise en action, est d’une durée très relative et constitue la période durant laquelle on agis: déplacement vers un magasin pour un achat, achat de billets d’avion, préparation de la valise avant le voyage, etc. L’excitation ayant servit à se rendre jusqu’à cette période de conception, sera conservée plus ou moins longtemps selon le cas. Il existe 4 grandes possibilités:

  1. l’excitation s’arrête avant la conception

  2. l’excitation diminue tranquillement (et inconsciemment)

  3. l’excitation perdure tout au long de la conception

  4. l’excitation monte et décent comme un yo-yo

Deux choses peuvent faire diminuer l’excitation: les contraintes et le recul rationnel.

Pour commencer les contraintes sont ce qui augmente la complexité, la lourdeur de la tâche ou sa réalisation. Il est possible que des contraintes apparaissent réellement durant le stade conceptuel, comme, par exemple, un imprévu: le décès de quelqu’un, bris matériel, problème de santé etc. Mais normalement les contraintes existent déjà au départ. il arrive souvent que l’excitation du début soit trop forte et nous rende « aveugle ». Cette période de non-lucidité est souvent ressentie comme une période émotionnellement forte et agréable, comme après une première rencontre avec une éventuelle « âme soeur »; c’est un sentiment d’invincibilité durant lequel on ne vois, pour ainsi dire, rien qui puisse nous arrêter.

C’est avec un certain recul rationnel qu’on arrive à identifier ces contraintes invisibles. Ce recul rationnel se produit généralement après un certain laps de temps, ou un certain nombre d’événements. Lorsque le nombre de contraintes est très bas (ou que la lucidité est très restreinte) l’excitation continuera d’augmenter et par la même occasion, le bonheur.

Le Peak ou la période de la joie stagnante est le point où le bonheur maximal sera ressenti. Cette phase est INDÉPENDENTE du cheminement de la création du projet, mais débute généralement vers la fin de la phase conceptuelle (mais parfois au début de la conception ou même dès l’idée de départ) et peut se terminer un certain temps après la « réussite » (la fin) du projet. le Peak est une période de bonheur intense…

Le stade d’acquisition est le moment où après la stagnation voit une diminution progressive de l’excitation (généralement à cause d’un recul psychologique inconscient). La réalité refait surface puisque le rapport entre l’excitation qui a survécue à la réalisation du projet et l’excitation potentielle de l’ensemble des projets possibles est deviens négatif.

L’oubli est la poursuite du cheminement du stade d’acquisition. On oublie tranquillement l’importance de l’idée de départ. Comme le réfrigérateur qui est si important mais qui semble nous apporter si peu de bonheur, maintenant qu’on est habitué à le côtoyer on fini par e plus penser à lui et se tourner vers autre chose qui doit combler le vide créé par la routine et l’absence de contraintes: Le désir

Pour combler cette éternelle insatisfaction, nous arrive le désir d’autre chose, le besoin de ressentir à nouveau l’excitation du début, le goût d’un autre projet. Cette periode est la plus désagréable de toute. Elle est emplie de nostalgie, de mélancolie et de souvenirs difficiles, trafiqués par le temps et encrypté dans la musique de l’age.


[ … ] conclusion:

Est-ce que la morale de cette histoire est qu’il ne faut pas avoir de projets pour éviter la fin ?

Ou alors, est-ce que ca signifie que nous devrions être plus conscients du chemin de notre bonheur ?

Devrions nous faire comme les bouddhistes et chercher le vide et le nirvana ?

Pour ma part, je pense que ca signifie seulement qu’il est innutile d’avoir beaucoup de projets et de les réaliser à moitier, vaut peut-etre mieux vivre intensément chacuns d’entre eux à condition que l’idée de départ soit rationellement réfléchie et surtout pas sur l’instant du moment. L’euphorie n’a pas ca place au début de quelque projet que ce soit.


Écris par Jim: Hiver 2006

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